Un système anti-drones en préparation pour l'aéroport de Roissy-CDG

High Tech

Afin de faire face aux potentielles menaces que représentent les intrusions de drones dans son espace aérien, l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle prévoit le déploiement de technologies anti-drones sur son site dès cet été.

En décembre dernier, les vols ont été suspendus à plusieurs reprises à l'aéroport de Gatwick, près de Londres. En cause, des signalements de survols de drones, pris très au sérieux par les autorités puisqu'une collision avec un avion pourrait être dramatique. Bien qu'aucune preuve de ces incursions n'ait été trouvée, la question de la sécurité des aéroports reste entière. Dans ce contexte, l'aéroport de Roissy-CDG préfère prendre les devants et annonce travailler sur un dispositif anti-drones qui pourrait commencer à être déployé dès le mois de mai, pour une mise en service complète d'ici la fin de l'année.

Une poignée de minutes pour détecter et intercepter un drone

En projet depuis 2017 et actuellement en phase de test sur le site de Brétigny-sur-Orge, ce système est développé conjointement par Aéroports de Paris (ADP), Thales et la Direction des services de navigation aérienne (DSNA). Il devrait permettre de détecter des drones “avec des radars holographiques, à une distance d'au moins 7 km”, selon Edward Arkwright, directeur général exécutif d'ADP. Ce dernier précise par ailleurs qu'il ne s'agit pas de chasser les drones de l'espace aérien, dans la mesure où “leur utilisation est appelée à se développer” et qu'il faut “organiser la cohabitation avec le transport aérien” de ces nouveaux appareils. Et d'expliquer que leur détection doit pouvoir se faire à une plus grande distance que les 3 km dont sont capables les radars actuels. En effet, même avec l'objectif de détection de 7 km visé par ADP, le délai de réaction pour neutraliser un drone pouvant voler à 60 km/h n'est que de 7 min.

De l'IA et du brouillage

Ce système “anti-drones” est conçu pour détecter automatiquement les drones en les distinguant notamment des oiseaux, devant pour cela s'appuyer sur des analyses d'images à l'aide d'intelligence artificielle. Des opérateurs humains resteront, on s'en doute, indispensables pour déclencher les contre-mesures permettant de neutraliser les drones repérés. Et en la matière, rien n'est encore décidé, selon Edward Arkwright. La solution la plus séduisante serait (pour le moment) de brouiller le signal de contrôle du drone, mais des techniques d'interception “physiques” sont à l'étude, telle la propulsion de filets. Ce n'est certes pas encore demain que l'on verra des canons laser pulvériser des drones en vol façon Star Wars, mais il est plutôt rassurant de constater que des solutions commencent à voir le jour, à une époque où l'on peut encore survoler des centrales nucléaires sans grande difficulté. Greenpeace vient de le démontrer une fois de plus en larguant un fumigène sur le toit de la piscine de combustibles de la centrale de La Hague, le 25 janvier dernier.

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