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Frappes en Syrie : en France, le débat politique bien loin d’une « union sacrée »

Politique

Les parlementaires débattent lundi 16 avril de l’opération militaire.

La participation de la France à des frappes ciblées contre le programme d’armement chimique syrien devait être au cœur de débats qui s’annonçaient tendus, lundi 16 avril, à l’Assemblée nationale et au Sénat. A 17 heures, les deux Assemblées parlementaires devaient se réunir de manière exceptionnelle, trois jours après l’intervention des Français aux côtés des Américains et des Britanniques. Après une déclaration du gouvernement, chaque groupe parlementaire devait disposer de dix minutes de prise de parole. « Cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions », s’est félicité, dimanche, François de Rugy, président de l’Assemblée nationale, au sortir d’une rencontre entre le premier ministre et les différents responsables parlementaires. 

Le débat entre les différentes forces politiques s’est engagé sur un ton bien éloigné de « l’union sacrée ». Dès mardi 10 avril, quelques jours après le bombardement chimique imputé au régime syrien, qui a fait plusieurs dizaines de morts à Douma, le sujet avait été abordé dans une atmosphère crispée lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Un député communiste, Jean-Paul Lecoq, avait ainsi constamment mis en doute la nature chimique de cette attaque, en répétant, depuis son siège : « Semble-t-il ! Ce n’est pas prouvé ! », à chaque fois que ses collègues et le gouvernement mentionnaient l’usage d’armes chimiques.

Depuis, plusieurs responsables politiques ont dit leur opposition à une intervention française. Une fois n’est pas coutume, les dirigeants du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, et de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, ont parlé d’une même voix à ce sujet dans l’édition du Journal du dimanche du 15 avril. « Frapper pour frapper, pour donner le sentiment de faire quelque chose, sans qu’il y ait une quelconque stratégie derrière, je n’en comprends ni l’utilité...


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