Vaccins à ARN messager : quels sont les risques pour notre génome ?

Santé

Proportionnellement à l'espoir qu'ils suscitent, les vaccins à ARN contre la Covid-19 soulèvent légitimement de nombreuses questions et des craintes au sein de la population. Quelle est cette nouvelle technologie sur laquelle reposent ces nouveaux vaccins ? Comment expliquer la rapidité de leur développement ? Coupons court aux fausses infos et laissons Canal Détox répondre aux interrogations et faire le tour de la seringue !

Au mois de novembre, les laboratoires Pfizer/BioNTech et Moderna ont été les premiers à annoncer les résultats préliminaires d'efficacité de leur candidat vaccin contre la Covid-19, apportant une lueur d'espoir un an après le début de la pandémie. Les résultats intermédiaires de l'essai de phase III mis en place par Pfizer/BioNTech ont depuis été publiés dans une revue scientifique relue par les pairs, le New England Journal of Medicine.

Avec son Canal Détox, l'Inserm explique les avantages et les limites de ces nouveaux vaccins, dits « vaccins à acides nucléides et sur quoi se fonde cette technique et répond à la question que beaucoup se posent : les vaccins à ARNm sont-ils susceptibles de modifier notre génome ?

Le principe de la vaccination est simple : il consiste à injecter une forme atténuée ou inactivée d’un agent infectieux, ou certains de ses composants, dans l'organisme pour le préparer à un contact ultérieur avec un virus. La rencontre de l'organisme avec l'agent pathogène lors de la vaccination permet en effet de développer des cellules immunitaires « mémoires », capables de reconnaître à nouveau immédiatement cet agent si l'individu venait à y être exposé « naturellement ». L'objectif est de déclencher une réaction immunitaire permettant d'éviter une possible contamination dans le futur.

Rigoureusement testés pour valider leur efficacité et leur sûreté, les vaccins sont développés dans le but de protéger les personnes contre certaines maladies virales tout en leur évitant au maximum les effets indésirables liés à l'administration de ces produits. Jusqu'à aujourd'hui, aucun vaccin à acides nucléiques n'était arrivé à la phase III des essais cliniques : le vaccin de Pfizer/BioNTech contre la Covid devrait donc être le premier reposant sur cette technologie à être approuvé par les autorités réglementaires.

Cette photo représente le coronavirus SARS-CoV-2 responsable de la maladie COVID-19 observé en gros plan à la surface d’une cellule épithéliale respiratoire humaine. Sa double membrane et sa couronne de glycoprotéines sont bien visibles. © M.Rosa-Calatrava, O.Terrier, A.Pizzorno, E.Errazuriz-Cerda

Cette photo représente le coronavirus SARS-CoV-2 responsable de la maladie COVID-19 observé en gros plan à la surface d’une cellule épithéliale respiratoire humaine. Sa double membrane et sa couronne de glycoprotéines sont bien visibles. © M.Rosa-Calatrava, O.Terrier, A.Pizzorno, E.Errazuriz-Cerda

 « Leurrer » le système immunitaire

Le principe des vaccins à acides nucléiques (vaccins à ARN ou à ADN) est un peu différent de celui expliqué précédemment, même si l'idée de base est bien également de confronter le système immunitaire à un « leurre » pour le pousser à développer des anticorps contre le virus.

Néanmoins, dans le cas de ces nouveaux vaccins, il s'agit de faire produire les fragments d'agents infectieux directement par les cellules de l'individu vacciné. Pour cela, ce n'est pas le virus dans sa forme atténuée qui est injecté mais seulement des molécules d'ADN ou d'ARN codant pour des protéines de l'agent pathogène.

Les cellules de la personne vaccinée localisées au niveau du site d'injection (principalement les cellules musculaires et les cellules du système immunitaire) sont alors en mesure de fabriquer elles-mêmes lesdites protéines, choisies en amont pour leur capacité à déclencher une réponse immunitaire significative et protective.

Le candidat vaccin de Pfizer/BioNTech comme celui de Moderna sont des vaccins à ARN. Ils reposent sur l'injection d'un ARN messager codant pour la protéine Spike présente à la surface du coronavirus SARS-CoV-2. Cette protéine constitue la « clé » permettant au virus de s'accrocher aux cellules, puis d'y pénétrer et de les infecter. Ce choix d'un vaccin à ARN plutôt que d'un vaccin à ADN a été fait pour que la protéine Spike puisse être produite directement dans le cytoplasme des cellules de la personne vaccinée, sans passer par le noyau.

L'aboutissement de plusieurs décennies de recherches scientifiques

Bien que la technologie n'ait été médiatisée que récemment, à la faveur des résultats annoncés par les deux entreprises, elle ne date pas d'hier. Des chercheurs travaillent sur le sujet depuis plusieurs décennies. Ils faisaient néanmoins face à des obstacles techniques.....

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