Opel-PSA : la signature pourrait intervenir le 9 mars

Economie

Le groupe automobile français PSA prévoit de maintenir les usines allemandes d'Opel et de ne procéder à aucun licenciement jusqu'en 2019 au moins, s'il acquiert, comme il le souhaite, les activités européennes de General Motors (GM), rapporte dimanche un journal allemand. La semaine dernière, PSA (Peugeot, Citroën et DS) avait annoncé à l'AFP qu'il « explorait la possibilité » d'acquérir les marques européennes de GM, Opel et Vauxhall, dans le rouge depuis des années.

Mais ces projets ont soulevé en Allemagne la crainte que l'acquisition s'accompagne d'une vague de licenciements, PSA ne voyant pas l'utilité de doublonner des postes déjà existants en France. Or, le journal Bild am Sonntag se fait l'écho d'une réunion entre le secrétaire général de PSA, Olivier Bourges, et de hauts responsables allemands dans le bureau de la chancelière Angela Merkel jeudi, au cours de laquelle M. Bourges a assuré ses interlocuteurs que les contrats préexistants seraient honorés.

Pas d'OPA hostile 

Ces contrats stipulent qu'aucun licenciement ne peut avoir lieu chez Opel Allemagne jusqu'à 2018 et que les investissements prévus dans quatre usines allemandes doivent être maintenus jusqu'en 2020 au moins. Bild am Sonntag ne cite pas ses sources. Mais pour un représentant des salariés d'Opel, le geste de PSA consiste à « ne pas donner l'impression qu'il s'agit d'une OPA hostile ».

Toujours d'après le journal, la direction d'Opel s'attend à ce que PSA expose les grandes lignes de l'acquisition la semaine prochaine, pour une signature prévue lors du Salon automobile de Genève qui s'ouvre le 9 mars. Une rapidité étonnante pour un acheteur moribond il y a seulement trois ans où l'État français et le chinois Dongfeng sont venus à la rescousse pour sauver le groupe.

Mais celui-ci avait un bon dossier et a récupéré Carlos Tavares, en rupture de ban chez Renault, qui a opéré un redressement spectaculaire et achevé de lancer les nouveaux modèles qui étaient « dans le tuyau ». En revanche, les activités de GM en Europe sont historiquement en difficulté. Le groupe a essuyé en 2016 sa seizième perte annuelle consécutive en Europe avec un recul de 2,7 % de son bénéfice net annuel à 9,43 milliards avec une perte de 257 millions de dollars pour ses activités européennes.


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