L’avenir incertain du laboratoire national antidopage

Politique
En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.

Abandonné à son triste sort depuis des années, déclassé scientifiquement et à l’étroit dans ses murs, voilà soudain le laboratoire antidopage français l’objet de beaucoup d’égards : en Essonne, deux sites se disputent l’accueil de la structure, forcée de quitter Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour rester compétitive à six ans des Jeux olympiques (JO) de Paris.

Et, à l’image des querelles de chapelle qui agitent le sport français un an après l’obtention des JO, ce n’est pas exactement l’esprit de concorde qui règne : depuis un an, le gouvernement et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) se mènent une guerre feutrée dans ce dossier. Tant le campus d’Orsay de l’université Paris-XI que la communauté d’agglomération d’Evry, « Grand Paris Sud », souhaitent accueillir le laboratoire.

Si l’AFLD penche clairement pour rejoindre le plateau de Saclay, où se trouve l’université d’Orsay, le gouvernement est aussi sensible aux arguments d’Evry, portés par un homme de réseaux de la politique sportive : Hakim Khellaf, ancien conseiller sport de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls à Matignon.

« Une décision doit être prise avant la fin de l’année », dit-on au ministère des sports. Le temps presse, de fait, si le laboratoire souhaite être opérationnel en 2023, pour la Coupe du monde de rugby en France et à un an des JO. Jadis dans le peloton de tête des laboratoires de détection, Châtenay-Malabry est désormais dans le viseur de l’Agence mondiale antidopage (AMA). L’exiguïté de cet ancien gymnase, où l’on analyse depuis bientôt 30 ans des échantillons de sportifs, rendait son déménagement prévisible. L’AMA préconise désormais que tout laboratoire antidopage soit adossé à une structure universitaire.

« Comme si l’intelligence ne pouvait pas être en grande banlieue »
 

Dès 2016, deux hommes font part de leur intérêt à l’AFLD : le biologiste Pierre Tambourin, alors directeur du Génopole d’Evry, et Hakim Khellaf, cheville...


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