Jean-Michel Blanquer, premier de la classe en Macronie

Politique

Le ministre de l’éducation nationale, qui a su s’imposer sur les scènes politique et médiatique, est cité en exemple par l’Elysée et Matignon.

Il n’y a pas que Richard Ferrand qui rêve d’un « Blanquer de l’intérieur », comme il l’a dit au JDD le 7 octobre, pour remplacer Gérard Collomb place Beauvau. A l’Elysée ou à Matignon, nombreux sont ceux qui, comme le président de l’Assemblée nationale, invoquaient ces derniers jours les qualités du ministre de l’éducation nationale quand il s’agissait de dresser le portrait-robot du ministre de l’intérieur idéal. « Technique et politique, il coche les deux cases », explique un proche du président. L’oiseau rare, issu de la société civile, inattaquable sur ses compétences, et en même temps à même d’expliquer sa vision. « Il est un objet macronien », résume un ministre.

Certes, Jean-Michel Blanquer est plus proche de la droite. Cet ancien recteur de Créteil et patron de l’Essec a d’ailleurs contribué au programme d’Alain Juppé durant la primaire de la droite et du centre. Il a également été directeur général de l’enseignement scolaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy entre 2009 et 2012, quand 80 000 postes ont été supprimés au sein de l’éducation nationale. Et a participé à plusieurs rapports pour l’Institut Montaigne, un think tank libéral. Mais Jean-Michel Blanquer a surtout su imposer son image de « pragmatique », comme il aime à se définir. Il défend aussi bien le cartable numérique que l’apprentissage par cœur, les neurosciences ou la revalorisation des langues anciennes.

A l’instar d’Emmanuel Macron, le ministre de l’éducation pense aussi qu’il y a urgence à réformer. Depuis son arrivée rue de Grenelle, M. Blanquer est sur tous les fronts et lance des « transformations » tous azimuts. Quitte à mettre parfois le dialogue social en sourdine. Refondre le lycée, le bac, la voie professionnelle, la formation des enseignants… et les programmes en même temps. Lundi 15 octobre, le ministre devait présenter un projet de loi au Conseil supérieur de l’éducation qui va bien au-delà de l’abaissement...


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