Canada Goose espère un hiver glacial

Economie

La marque canadienne a ouvert une boutique à son enseigne à Paris

Le fond de l’air se rafraîchit : Canada Goose s’en frotte les mains. La marque est connue pour ses parkas ultra-chaudes, leur capuche en fourrure de coyote sauvage et leur rembourrage en duvet d’oie. Et n’en déplaise aux militants de la cause animale dont l’association PETA qui, sans relâche, à Paris comme ailleurs, dénonce qu’un « coyote [est] tué pour chaque capuche », le fabricant de la parka Chilliwack poursuit sa course folle.

La marque canadienne, présidée par Dani Reiss, a ouvert un magasin de 500 m² à Paris, rue Saint-Honoré, le 16 décembre, à côté de Gucci et de Moncler. Cette inauguration intervient quelques semaines après celle d’un point de vente à Milan. La marque exploite ainsi une vingtaine de magasins dans le monde. « Vingt ouvertures réalisées en trois ans, ce n’est pas beaucoup », souligne M. Reiss lors d’un entretien accordé au Monde à Paris.

Les premières boutiques à son enseigne ont été inaugurées outre-Atlantique, d’abord en 2016 à Toronto, ville du siège de la marque, et à New York. De ce côté-ci de l’Atlantique, la marque s’est installée à Londres en 2017 et Milan en septembre. Elle exploite aussi des points de vente à Pékin et Hongkong. Toutes comprennent une chambre froide où les clients peuvent enfiler leur parka et y éprouver une température de – 25 °C. Toutes sont situées dans des quartiers huppés que fréquentent les touristes et les plus argentés des frileux. Toutes reflètent le positionnement haut de gamme du fabricant canadien dont les doudounes se vendent plus de 500 euros.

Parka made in Canada

Mais, prévient M. Reiss, contrairement à Nike ou à Moncler, son concurrent aux 220 points de vente, Canada Goose ne compte pas mettre en place un réseau pléthorique de boutiques à travers le monde. La marque conservera une distribution multimarque en privilégiant sa présence dans les grands magasins tout en soutenant la vente en ligne. « Regardez combien il y a de fermetures de magasins partout dans le monde », fait valoir M. Reiss, pour expliquer sa prudence.

La marque connaît un succès retentissant depuis 2001, date à laquelle M. Reiss prend la suite de son père, David Reiss, à la tête de l’entreprise fondée en 1957 par son grand-père, Sam Tick, pour équiper les ouvriers par grand froid, d’abord sous le nom de Metro Sportswear. A la fin des années 1990, le fabricant est un sous-traitant de marques américaines dont L.L.Bean et Eddie Bauer et produit des grosses pièces d’habillement sous sa marque Snow Goose, « l’oie des neiges ». A sa nomination en tant que PDG, M. Reiss repositionne la marque sur le créneau de la parka made in Canada vendue à plus de 1 000 dollars (900 euros) pour distancer les Patagonia et The North Face.


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