On a regardé «Emily in Paris» pour que vous n'ayez pas à le faire

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Emily, les yeux qui brillent devant la tour Eiffel qui scintille. | Capture d'écran via YouTube

Si une boîte de macarons Fauchon et un car de touristes américains en voyage express à travers l'Europe avaient un bébé et que ce bébé était une série, ce serait Emily in Paris. Charmant ramassis de clichés sur la France et les Français, le nouveau programme star de Netflix, créé par Darren Star (Sex and the City, Younger), raconte l'histoire d'une Américaine soudainement mutée à Paris pour le travail.

Emily (Lilly Collins) ne parle pas français, aime ses steaks bien cuits, collectionne les accessoires de mode à l'effigie de la tour Eiffel et répond qu'elle a vu Il faut sauver le soldat Ryan quand son voisin lui dit qu'il vient de Normandie. Elle ne devrait pas tenir deux jours dans la capitale, mais au bout d'une semaine elle est déjà en train de s'exclamer que «Paris est rempli d'amour, d'idylles, de lumière, de beauté, de passion et de sexe!» (Elle n'a de toute évidence jamais mis les pieds sur la ligne 13.)

Car ce Paris dans lequel emménage Emily, c'est le Paris fantasmé outre-Atlantique. Si vous ne le connaissez pas, il se situe entre l'île de la Cité, le Panthéon, le jardin du Luxembourg et la rue Bonaparte –avec parfois quelques excursions courageuses à la tour Eiffel, au Sacré-Cœur ou au Palais-Royal (à un moment, une Parisienne recommande à Emily le marché des Enfants-Rouges comme une destination hors des sentiers battus!!!).

Dans cet univers merveilleux, personne ne prend jamais le métro et toutes les femmes sont minces, riches, et multiplient les amants (mariés, bien entendu, et la femme est toujours au courant). Les hommes, eux, ont tous l'air d'avoir célébré l'élection de Sarkozy au Fouquet's en 2007 et de revenir de trois semaines sur un voilier en Corse.

Dans ce Paris-là, un cafard ne vous grimperait jamais sur la jambe dans la ligne 2 (true story) et vous ne recevrez pas de coup de fil de votre proprio pour vous annoncer que votre immeuble est infesté par des punaises de lit. C'est le Paris des livres américains comme French Women Don't Get Fat (Ces Françaises qui ne grossissent pas), French Women Don't Get Facelifts (Ces Françaises qui ne vieillissent pas), et Bringing Up Bébé (Bébé made in France) –un livre sur les secrets de la parentalité sans stress à la française (quelqu'un devrait l'offrir à mes voisins qui passent leur temps à gueuler sur leur fils).

C'est aussi le Paris des femmes françaises qui ADORENT le confinement et continuent de rester ultra chic en pleine pandémie.

Bien sûr, dans cette réalité alternative, presque tout le monde est blanc –à l'exception d'un collègue noir d'Emily, uniquement là pour sortir quelques répliques sassy, et d'une amie chinoise qui vit à Paris depuis un an et scande des phrases du genre: «Les Chinois sont méchants derrière ton dos, mais les Français sont méchants en face!»

Car oui, les Français·es du Paris d'Emily sont vraiment trop méchant·es. Ses collègues la surnomment «la plouc» et un couturier célèbre la traite de «ringarde» (en même temps quand tu portes un chemisier à l'effigie de la tour Eiffel pour ton premier jour de travail, faut pas venir te plaindre)....

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