Manu Ginóbili, la folle histoire d'un joueur génial que personne n'attendait en NBA

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Manu Ginóbili et les San Antonio Spurs ont été éliminés de la course au titre, en finale de la conférence ouest (4-0). Après un premier match disputé, les Californiens de Golden State n'ont pas fait de détails et remporté les trois matchs suivants, synonyme de qualification pour les Finales NBA. Cette défaite, qui signe la fin de saison des Spurs, soulève une interrogation terrifiante pour certains: Manu Ginóbili a-t-il livré son dernier match NBA?

Plusieurs signes peuvent le laisser penser. Pour la première fois depuis 2013, et en signe de respect, Ginóbili a été titularisé d'entrée de jeu. À deux minutes du terme, alors que le match était déjà plié, Gregg Popovich, son entraîneur, a préféré le remplacer, et lui faire profiter d'une standing-ovation du gymnase texan –comme s'il était venu le temps des adieux. Une ovation à laquelle ont également participé certains des joueurs adverses (comme Kevin Durant) qui ont applaudi sa sortie.

Interrogés en conférence de presse, Popovich et Ginóbili n'ont donné aucun indice quant à son futur. Le joueur a d'ailleurs laissé la porte ouverte dans les deux sens.

«Je pense que je peux toujours jouer, mais ce n’est pas ça qui va décider ou non si je vais continuer. Ce sont mes sensations, comment je me sens. Ai-je envie de revivre tout ça, encore une fois? Ça se rapproche bien sûr, mais j’ai toujours dit que je voulais trois ou quatre semaines pour y penser. [...] J’ai deux magnifiques options: continuer de jouer dans cette ligue, à cet âge, jouer à ce sport que j’aime ou rester à la maison, faire le papa, voyager plus souvent, profiter de ma famille. Peu importe mon choix, ce sera formidable et je ne pourrai pas être triste.»

Si jamais il venait à quitter les terrains, on retiendrait de Ginóbili des playoffs réussis, à presque 40 ans (il les fêtera en juillet), note Basket USA. Mais plus que les statistiques, on pourra aussi retenir un match cinq fou contre Houston au tour précédent, où en plus d'aller dunker, et d'inscrire des points importants, il avait donné la victoire à son équipe avec un contre qu'il était allé chercher à la dernière seconde des prolongations, à l'expérience.

Un an après avoir dit adieu à la sélection argentine lors des Jeux olympiques, c'est, comme avec Kobe Bryant, un peu de notre enfance qui pourrait s'éteindre.


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