Les terrasses gourmandes où déjeuner à Paris pour profiter de l'été

Vie Pratique

 

Terrasse du restaurant La Grande Cascade. | Alban Couturier 

Sept adresses pour des succulents repas à l'extérieur, de 12 à 100 euros.

À la belle saison, les repas en plein air accroissent le plaisir de la bonne chère et du partage. Voici une sélection d'adresses fiables de bon rapport prix-plaisir.

La Grande Cascade au Bois de Boulogne

Ce charmant pavillon 1900 à l'architecture Art nouveau façon Belle Époque, niché sous les arbres, est doté d'une terrasse en arrondi où l'on sert les deux repas: c'est une bénédiction.

La famille Menut a bien fait d'éliminer les réceptions familiales afin de mettre en valeur la restauration élégante menée en cuisine par l'excellent chef Frédéric Robert, passé par l'Ambroisie de Bernard Pacaud, place des Vosges, l'une des meilleures tables côté luxe de la capitale.

Avec le temps et l'expérience culinaire quotidienne, le maestro de ce lieu de rêve peaufine son répertoire de plats nobles dont les plus demandés restent le turbot de l'Atlantique, laitue de mer, artichaut en variation (85 euros), le bœuf de Salers, pommes soufflées, jus cresson-roquette (78 euros) et les macaronis à la truffe et foie gras, gratinés au parmesan (92 euros) qu'il faut avoir savourés au moins une fois dans sa vie.

À La Grande Cascade, asperges vertes du Lubéron et blanches des Landes au caviar osciètre.

À La Grande Cascade, asperges vertes du Lubéron et blanches des Landes au caviar osciètre. | Alban Couturier

Dans la grande carte, tout est excitant pour le gourmet: les asperges vertes du Lubéron et blanches des Landes au caviar osciètre (79 euros), les girolles et fleurs de courgettes, amandes, ail sauvage, abricots et vin jaune en émulsion (72 euros), les langoustines en ravioles, fins coquillages en cappuccino, navet boule d'or en pickles (88 euros) et le homard bleu aux pêches blanches rafraîchies à l'hibiscus (81 euros).

Les fins becs, nombreux dans cette maison de tradition –service humain de qualité– s'orienteront aussi vers le ris de veau croustillant aux herbes à tortue (85 euros) et vers le pigeon de Vendée «Apicius», une merveille au foie gras des Landes, navets et vinaigre yuzu ponzu (77 euros) –une rareté à Paris. Aussi la côte de veau de Dordogne aux morilles et herbes fraîches, jus marbré (170 euros pour deux).

Dans l'éventail des desserts du pâtissier belge Nelson Lechien, le mille-gaufre à la vanille de Tahiti est une sorte de chef-d'œuvre, un must absolu pour palais délicats (30 euros) –Dieu quelle conclusion inoubliable!

Notez que le chef Robert d'une rare discrétion sait peaufiner des menus sur mesure, à cinq ou sept étapes (149 ou 192 euros), plus un menu du Marché (109 euros), du Jardin (115 euros) pour végétariens et une admirable carte qui vaut largement deux étoiles –il n'y a que les inspecteurs du Michelin à ne pas s'en apercevoir. L'affaiblissement du guide se lit clairement dans cet aveuglement. Par chance, les connaisseurs sont fidèles: les complets s'enchaînent cet été. Réservation obligatoire.

Allée de Longchamp, Bois de Boulogne 75006 Paris. Tél: 01 45 27 33 51. Menu au déjeuner à 89 ou 192 euros. Carte de 160 à 190 euros. Pas de fermeture. Parking.

Brasserie La Lorraine

Le groupe Bertrand dont le fondateur est un bon mangeur a mis beaucoup d'énergie et de créativité pour redonner à cette brasserie des Ternes (1919) son lustre perdu. Et surtout une cuisine moderne sans excès, personnalisée: toutes les préparations font saliver, d'où l'affluence à midi et surtout le soir sous le ciel de Paris.

À la Brasserie La Lorraine, poulpe grillé aux câpres et olives taggiashe. | Brasserie La Lorraine

À la Brasserie La Lorraine, poulpe grillé aux câpres et olives taggiashe. | Brasserie La Lorraine

Jamais les spécialités parisiennes n'ont été aussi inventives et contemporaines: le tartare de daurade royale à l'avocat, concombre, citron vert et coriandre fraîche (11,50 euros), le poulpe grillé aux câpres et olives taggiasche, sauce vierge (31 euros), la dégustation de bar et caviar osciètre (29 euros, bon prix), le fish and chips de merlan, sauce tartare, frites maison (23 euros), le pavé de cabillaud rôti en aïoli, œuf mollet, bulots (29 euros) et, surtout, les macaronis de homard canadien, émulsion aux coquillages, tomate, fèves, asperges vertes et parmesan (34,50 euros), un plat jamais savouré nulle part à Paris qui vaut le voyage –et l'étoile....

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