Les candidats hors partis rêvent d’un destin à la Macron aux municipales à Paris

Politique

Pierre-Yves Bournazel et Gaspard Gantzer, qui briguent la mairie en 2020, rêvent de réitérer le pari de Macron lors de la présidentielle.

Le sondage est tombé dimanche 24 mars. Encourageant pour la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, de nouveau en tête des intentions de vote, devant les listes étiquetées La République en marche (LRM) et Les Républicains (LR). Plus délicat pour Pierre-Yves Bournazel et surtout Gaspard Gantzer. Selon l’enquête conduite par l’IFOP auprès de 1 079 personnes entre le 14 et le 21 mars pour le Journal du dimanche et Sud Radio, les listes menées par le premier, député (Agir) du 18e arrondissement, obtiendraient entre 4,5 % et 7 % des suffrages si les élections municipales avaient lieu ce mois-ci dans la capitale. De son côté, l’ex-conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer, ne récolte que 3 % à 5 % des intentions de vote, selon les scénarios testés.

A un an du scrutin réel, pareil sondage reflète surtout la notoriété des possibles candidats, et présente une faible valeur prédictive. Pour les deux francs-tireurs partis au combat municipal sans étiquette, il permet toutefois de mesurer l’ampleur de la route à parcourir pour doubler l’extrême droite, les écologistes, La France insoumise, rattraper les « trois grands » et devenir maire de Paris comme l’un et l’autre en rêvent.

« C’est un peu comme escalader la face nord de l’Everest avec peu d’oxygène, admet Gaspard Gantzer. Mais j’ai une détermination et une énergie énormes. J’irai jusqu’au bout. » Un de ses soutiens appuie : « Gaspard a déjà 1 500 personnes avec lui, des chefs de file pour tous les arrondissements, et il va déposer des listes partout. »

Une nouvelle ère

Pierre-Yves Bournazel se montre tout aussi déterminé. « Si je me présente, c’est qu’il y a un chemin, j’en suis persuadé, dit-il, installé dans son bureau de conseiller de Paris, avec vue sur celui d’Anne Hidalgo, place de l’Hôtel-de-Ville. Quand Bertrand Delanoë s’est lancé, en 2001, on a dit de la même façon : il n’a aucune chance. C’était aussi le cas d’Emmanuel Macron avant la présidentielle. Voyez ce qui s’est passé… »

S’emparer de la Mairie de Paris à la hussarde, sans parti, comme l’ex-ministre de l’économie l’a réussi avec l’Elysée en 2017 : tel est bien le rêve des deux hommes, qui viennent de passer le cap des 40 ans. « L’élection d’Emmanuel Macron a ouvert des perspectives à toute cette génération-là, analyse une amie de Gaspard Gantzer. A 40 ans, ils se disent que c’est le moment de se lancer. »


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