L’ère révolue de l’acronyme « GAFA »

Economie

Regrouper Google, Apple, Facebook et Amazon n’a plus de sens, tant leurs défis divergent.

« Le doute gâte la foi, comme le sel gâte le miel. » Les observateurs du Nasdaq, la Bourse américaine des valeurs technologiques, pourraient méditer ce proverbe algérien.

D’un été marqué par le décrochage de l’action Facebook (? 17 % en un mois), puis la consécration d’Apple, première entreprise à dépasser les 1 000 milliards de dollars (870 milliards d’euros) de valorisation, les investisseurs semblent avoir perdu leurs certitudes. Leur foi dans les « GAFA » (acronyme utilisé en Europe pour désigner Google, Apple, Facebook et Amazon) vacille.

« L’heure du réveil a sonné. On ne peut plus parier aveuglément sur ces valeurs », résumait Ari Shrage, le patron d’Aliya Capital cité par le Financial Times après la chute du titre Facebook, le 26 juillet. « On dirait que c’est le début de la fin de l’ère des “GAFA” », proclamait même Mike O’Rourke, chargé de la stratégie marchés chez JonesTrading. En fait, les investisseurs se font à l’idée que les trajectoires de ces groupes sont appelées à diverger.

Certes, leurs points communs sont nombreux : ces sociétés à forte valeur technologique, conçues comme des plates-formes, ont rapidement réussi à asseoir leur domination à l’échelle mondiale. Elles demeurent les quatre fleurons les plus rutilants de la Bourse américaine, avec des capitalisations excédant les 500 milliards de dollars. Et leur rythme de croissance est toujours insolent (+ 96 % pour Amazon sur les douze derniers mois, + 21 % pour Alphabet, maison mère de Google, + 35 % pour Apple).

Cela dit, les défis à relever pour continuer à entretenir cette dynamique sont très différents. En outre, leur horizon paraît plus ou moins dégagé.

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