Le gouvernement veut faire payer les indemnités journalières d’arrêt-maladie aux patrons

Economie

Il ne s’agit à ce stade que d’une piste, récemment révélée par « Les Echos », mais elle inquiète au plus haut point les trois principales organisations patronales.

Le gouvernement veut tellement être « disruptif » qu’il donne l’impression de prendre le contre-pied de sa politique pro-entreprise. Démonstration en est faite avec cette idée, très inattendue, qui émerge dans la perspective de la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2019 : transférer aux employeurs une partie du coût lié aux arrêts de travail. Il ne s’agit à ce stade que d’une piste, récemment révélée par Les Echos, mais elle inquiète au plus haut point les trois principales organisations patronales : le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l’Union des entreprises de proximité (U2P) ont d’ailleurs rédigé, le 31 juillet, un courrier commun au premier ministre pour exprimer leur désapprobation.

A l’heure actuelle, quand un salarié cesse de travailler pour une raison médicale, la « Sécu » lui verse des indemnités journalières (IJ) après un « délai de carence » de trois jours. Selon Les Echos, l’exécutif envisagerait de faire payer par les entreprises les IJ consécutives à des arrêts d’une semaine maximum (autrement dit, les indemnités accordées pour la période allant du quatrième au septième jour d’absence). Montant de la facture : environ 900 millions d’euros par an.

« Ce sont des chiffres que je ne confirme pas », a déclaré, le 3 août, sur RTL, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin. Mais il a reconnu que ses deux collègues en charge de la santé et du travail, Agnès Buzyn et Muriel Pénicaud, conduisaient une « concertation » sur cette thématique avec le patronat et les syndicats : « Il n’y a pas de sujet tabou », a-t-il complété. « Je pense qu’il faut que l’on (en) discute avec les partenaires sociaux », a confié, le même jour, Mme Pénicaud sur Franceinfo, en précisant que les IJ « explosent » : il faut « comprendre le pourquoi ».

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En 2017, les...


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