Le Covid n'éteint pas le rêve de devenir pilote de ligne

Sociétés

Malgré le Covid-19, les jeunes déboulent toujours dans les banques pour financer leur future école d'aviation. | Jon Flobrant via Unsplash

Un an que la pandémie chamboule nos plans de voyage et d'avenir. Dans certains secteurs comme ceux du tourisme et de l'aviation, l'atterrissage est difficile. Pourtant, les espoirs des pilotes en devenir ne dévient pas.

Le secteur du voyage paie un lourd tribut depuis le début de la crise sanitaire, de même que celui du tourisme –les deux étant étroitement liés. Les photographies d'avions immobilisés indéfiniment sur le tarmac ont déferlé sur la toile dès mars 2020. Les pertes des compagnies aériennes de la plupart des pays sont historiques, du Kenya à la Norvège en passant par la Nouvelle-Zélande et le Japon. Les gouvernements ont tenté de les soutenir financièrement pour pallier les milliers, parfois milliards d'euros de pertes engendrées par la crise.

Quelques gros titres parus dans les médias peuvent effrayer. Par exemple, Ryanair craint que 2021 soit la plus mauvaise année de son histoire. Au Portugal, la compagnie TAP ne réalise que 7% de ses opérations en février. Chez American Airlines, 13.000 salariés sont dans l'attente d'un licenciement. Pire encore en République tchèque, où la compagnie nationale Czech Airlines licencie l'ensemble de son personnel.

Dans l'Hexagone, Air France a déjà touché plus de 7 milliards d'euros d'aides de l'État, une somme colossale garantie sans contrepartie. Rappelons qu'en 2020, le groupe Air France-KLM a perdu 7,1 milliards d'euros. Pour compenser ces pertes, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance Bruno Le Maire vient d'annoncer sur France Inter une nouvelle aide de l'État de 4 milliards d'euros, validée par Bruxelles qui exige des contreparties afin de ne pas défavoriser ses concurrents. Par conséquent, la compagnie devra renoncer à dix-huit créneaux d'atterrissage et de décollage à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne). La Commission européenne en réclamait vingt-quatre au départ.

Le ministre explique par ailleurs que «l'État pourra monter jusqu'à un peu moins de 30% dans le capital d'Air France», devenant alors son premier actionnaire. Ce nouveau coup de pouce est le «signe d'un engagement fort de l'État aux côtés de la compagnie Air France, aux côtés de ses salariés et pour garantir la pérennité d'une entreprise stratégique pour la nation française». Soutenir l'aviation, c'est aussi soutenir le tourisme en France, pays le plus visité au monde, avec plus de 89 millions d'arrivées de touristes internationaux en 2018.

Selon le cabinet Archery Strategy Consulting, certaines compagnies devraient réussir à passer la crise et même en sortir renforcées. Il s'agit surtout des compagnies dites low cost telles que EasyJet, Transavia ou Ryanair. Toujours d'après ce cabinet, les compagnies aériennes peuvent espérer un «retour à la normale» en 2024, soit un an plus tard que ce qu'annonçaient les premières prévisions.

La situation n'empêche pas de continuer à rêver d'une carrière dans les airs, qu'importe le temps que ce retour à la normale prendra. Malgré toutes les difficultés liées au Covid-19, des jeunes gens déboulent toujours dans les banques pour demander des prêts étudiants afin de financer leur future école d'aviation.

L'avenir perce encore à l'horizon

Après s'être endetté de 90.000 euros, Corentin a 27 ans lorsqu'il sort avec une licence. Devenir pilote, c'est son rêve depuis qu'il est tout petit. Prendre l'avion et multiplier les escales ne l'effraie pas, bien au contraire: il en raffole. Une fois en capacité de diriger un avion de ligne, il se rend compte que la pandémie met un coup de frein à ses attentes...

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