L’application Dice veut contrer les arnaques de revente de billets de spectacle

Economie

En France, le syndicat national du spectacle musical et de variété estimait, en 2017, qu’un billet sur dix, voire un sur sept, est revendu de manière illégale.

Après la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, Dice, l’application de billetterie en ligne de spectacles et concerts devait ouvrir son site français mardi 9 avril. Russ Tannen, le directeur financier de cette start-up londonienne créée en 2014, assure « vouloir combattre le marché frauduleux de la revente des billets et les arnaques ». A ses yeux, « le système actuel est défaillant, ce qui créé de la frustration chez les fans. Pourquoi les revendeurs récupèrent-ils si facilement la plupart des billets ? », demande-t-il.

« C’est pour aider les fans que nous proposons des billets impossibles à revendre ou à transférer à quelqu’un d’autre. »

Sa solution ? « La place de concert dématérialisée n’est activée, de façon sécurisée, qu’une heure avant le début de concert », détaille M. Tannen. Le spectateur passe le contrôle de la salle de concert avec son téléphone portable. Et s’il ne peut assister à l’événement, Dice le rembourse etrevend son billet à un autre spectateur inscrit sur une liste d’attente.

Un marché très concurrenciel

Pour l’heure, dans le marché hexagonal déjà très concurrentiel, Dice – qui se targue d’avoir déjà pris en charge dans les pays anglo-saxons la billetterie d’artistes comme A$AP Rocky, Kanye West ou Angèle – n’a conclu des partenariats qu’avec trois petites scènes parisiennes : le Sacré, Ground Control et Le Pop-Up ainsi qu’avec le festival Pete the Monkey. Mais le marché est porteur tant bon nombre d’arnaques subsistent dans la revente de billets de spectacle. Le Prodiss – le syndicat national du spectacle musical et de variété, qui regroupe 350 producteurs – estimait, en 2017, qu’un billet sur dix, voire un sur sept, est revendu de manière illégale en France.

Quel fan n’a-t-il pas eu la désagréable surprise de vouloir acheter le jour J des places de concert avant de s’apercevoir que le site paralysé par des centaines de connexions affichait complet moins d’une demi-heure après la mise en vente ? Installés hors des frontières, des « botnets », des robots, aspirent des milliers de billets en un temps record, dès leur mise en vente officielle. Ces places sont ensuite cédées, souvent à des prix exorbitants de deux à dix fois plus cher sur des sites de revente, sur eBay ou Leboncoin.

En France, depuis 2012, la loi interdit le second marché – la revente à grande échelle de billets – sans l’autorisation des organisateurs de l’événement. Cette législation, plus contraignante que celle de nos voisins européens, ne suffit pourtant pas à endiguer les ventes frauduleuses.


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