La pornographie, un art omniprésent à Pompéi

Erotique

La pose du «cheval érotique», fresque du lupanar de Pompéi. | Wikimedia Commons

À Pompéi, les tavernes, les bains publics et les bordels étaient décorés de peintures pornographiques. Attention, ce petit guide du sexe pompéien s'adresse à un lectorat averti!

La magnifique exposition parisienne consacrée à Pompéi (au Grand Palais, du 1er juillet au 27 septembre 2020) est destinée à tous publics. Difficile dans ces conditions de mettre en valeur l'art pornographique romain qui constitue pourtant l'une des richesses du célèbre site archéologique.

Baiser (Galatée et Polyphème), fresque de Pompéi, exposée au Musée Archéologique de Naples. | Wikimedia Commons

Le sexe était omniprésent à Pompéi. Rares étaient les demeures qui ne possédaient pas leur peinture érotique, sans compter les nombreuses tavernes, les thermes publics ou encore les bordels, abondamment décorés d'images très explicites. Voici un petit catalogue des principales poses représentées. Attention, cette visite s'adresse à un public averti!

La pose du «cheval érotique»

Commençons par quelques préliminaires. Pour les Romain·es, il n'y avait rien de mieux que quelques baisers suaves, et embrassaient fréquemment les prostituées sur la bouche.

Ensuite, l'une des poses les plus représentées est le «cheval érotique» ou equus eroticus, en latin. La femme chevauche l'homme confortablement étendu sous elle. Il existe plusieurs versions de cette pose: la femme est agenouillée ou bien accroupie, en équilibre sur ses jambes; ce qui facilite les mouvements de son bas-ventre.

«Cheval érotique», relief en marbre provenant de Pompéi, exposé au Musée archéologique de Naples. | Wikimedia Commons

Elle peut ainsi danser sur le sexe en érection qu'elle guide dans un mouvement pendulaire. Pour ne pas tomber en avant, elle prend parfois appui sur la tête de son partenaire. Autre variante: elle tourne le dos à l'homme et place ses mains sur ses genoux afin de bien conserver l'équilibre durant ses va-et-vient.

Cunnilingus

Le cunnilingus était considéré comme dégradant s'il était pratiqué par un homme important. «Lèche-vagin» était d'ailleurs, à l'époque, l'une des pires insultes pour un citoyen romain. Certaines riches Romaines se faisaient lécher par leurs esclaves, comme le raconte le poète latin Martial (Épigrammes IX), sans doute à l'insu de leurs maris, ou une fois devenues veuves.

Fresque des thermes suburbains de Pompéi. | Wikimedia Commons

Sur une mosaïque des thermes de la Trinacrie, à Ostie, le port de Rome, on peut lire une bien étonnante inscription latine: statio cunnulingiorum; c'est-à-dire «le coin des lécheurs de vagins». S'agissait-il d'une expression humoristique seulement destinée à faire rire les client·es, ou bien désignait-elle très sérieusement la pièce où des prostitués vendaient à des femmes les services de leur langue?

Fellation

«Une épouse légitime et née libre n'avait pas à pratiquer la fellation», rappelle l'historienne Virginie Girod dans son livre sur la sexualité des Romaines.

https://images.theconversation.com/files/346597/original/file-20200709-46-1wtat5f.jpg?ixlib=rb-Une fresque des thermes suburbains à Pompéi. | Wikimedia Commons

Pour ce type de plaisir, les maîtres exploitaient leurs esclaves, filles ou garçons. La fellatrice comme le fellateur appartenaient à une condition sociale inférieure à leur partenaire, selon les codes de l'époque.

Les pauvres, voire les esclaves, devaient se contenter des «louves», c'est-à-dire des prostituées qui œuvraient dans les lupanars et les tavernes. Des graffitis, laissés sur les murs de ces lieux de prostitution, témoignent du succès de certaines «suceuses» ou, au contraire, de l'insatisfaction de clients s'estimant mal servis. «Sabina, tu fais des fellations, mais tu ne les fais pas bien», se plaint un homme déçu. Les graffitis nous renseignent aussi sur les tarifs particulièrement bas de ces prestations considérées comme banales: 2 as (c'est-à-dire deux pièces de bronze seulement) pour une fellation rapide dans l'arrière-boutique d'une taverne. Le même prix qu'un repas pris sur le pouce! Sans doute l'équivalent aujourd'hui de 6 ou 8 euros...

Lire la suite de cet Article sur Slate.fr - La pornographie, un art omniprésent à Pompéi

Articles en Relation

Pourquoi le porno japonais fascine-t-il? Une actrice de films X japonaise, à un gala de charité, le 30 août 2014 à Tokyo. | Toshifumi Kitamura / AFP Les bonnes feuilles du livre «Le marché d...
Regarder du porno, c’est tromper? «Une excitation sexuelle ça se nourrit; ça se nourrit par la relation, certes, mais ça se nourrit aussi par l'imaginaire.» | Joan Puigcerver...
15 films à voir si vous êtes en manque de sexe pendant le confinement otre lit restant tragiquement froid, notre liste vous aidera à faire passer le temps avant d'espérer reprendre une sexualité collaborative digne de ce...
La mère d'Emilie se tape son futur gendre - Histoire Erotique Christine, la mère d'Emilie est allé réveiller son futur gendre mais quand elle le surprend endormi dans son lit, elle ne peut résister à l'appel de l...
À quand un film ou une série sans scène de cul? Je baise, tu baises, nous baisons tous. | Jean Koulev via Flickr Quel besoin de nous montrer ces fausses étreintes où deux partenaires se chevauchent...
J’ai trompé mon mari pour la première fois de ma vie - Histoire Erotique Je m’appelle Julie. Je suis une femme de 32 ans, mariée avec Carl 33 ans et on a deux enfants. Je n’ai jamais été obsédée sexuellement ni eu envie d...

RENCONTRE COQUINE

RENCONTRE DISCRETE


LIVE CAM