Dix films inédits à voir (ou à éviter) pendant le reconfinement

Vidéo

Rashida Jones et Bill Murray dans On the Rocks de Sofia Coppola. | Capture d'écran via YouTube 

Prévus pour le cinéma ou tournés spécifiquement pour les plateformes, tous sont disponibles dès maintenant, mais certains sont plus recommandables que d'autres.

«Les Sept de Chicago» d'Aaron Sorkin (Netflix)

Longtemps porté par Steven Spielberg, qui l'a finalement laissé de côté en raison d'un nombre de projets trop élevé, le scénario de The Trial of the Chicago Seven est finalement mis à l'écran par son auteur, un certain Aaron Sorkin, qui en avait terminé l'écriture en 2007. Porté par une bande d'acteurs prodigieux (Jeremy Strong, Joseph Gordon-Levitt, Mark Rylance, Frank Langella, ou encore Sacha Baron Cohen, attaché au projet depuis le début), Les Sept de Chicago raconte le procès de militants pacifistes accusés d'avoir initié les violences qui ont émaillé la Convention démocrate de 1968.

Voilà une œuvre très sorkinienne dans l'âme, avec des hommes qui parlent sans discontinuer pendant plus de deux heures, le tout quasiment à huis clos. La démonstration est implacable et sans gros sabots: il faut dire que la totale partialité de la justice dans cette affaire est d'une telle évidence qu'il n'y avait guère besoin de forcer le trait pour en rendre compte.

La sortie des Sept de Chicago tombe à point nommé, le procès s'ouvrant lors des premiers jours du mandat présidentiel de Richard Nixon, au moment où la transition d'une administration vers l'autre peut avoir les pires effets et créer des situations absurdes. Une mise en garde dont il faudra se souvenir si Joe Biden est finalement élu président.

«On the Rocks» de Sofia Coppola (Apple TV+)

Vingt ans pile après la sortie en salles de Virgin Suicides, son premier et mémorable long-métrage, la réalisatrice est de retour avec un septième film qui marque ses retrouvailles avec Bill Murray. Elle avait précédemment dirigé l'acteur dans Lost in Translation ainsi que dans le programme de Noël A Very Murray Christmas, récupéré par Netflix. Murray incarne ici Felix, riche playboy appelé à la rescousse par sa fille Laura (Rashida Jones) pour qu'il l'aide à déterminer si son mari Dean (Marlon Wayans) la trompe ou non.

Si Coppola est encore loin de renouer avec la grâce de ses deux premiers films, cette comédie existentielle gorgée de spleen ne démérite pas. Se sentant vide et isolée, l'héroïne souffre autant sur le plan professionnel (écrivaine, elle ne trouve plus l'inspiration) que dans sa vie perso (mari absent, vie parentale aliénante). On the Rocks raconte comment la confiance et la fantaisie profitent de l'âge adulte pour se barrer en courant et raviver les douleurs de l'enfance.

Avertissement: dans cet univers, on s'offre des montres Cartier et on sillonne New York dans une voiture ancienne en avalant du caviar. Sofia Coppola ne renie ni sa nature, ni ses origines, mais c'est bien moins méprisable que si elle tentait de nous faire croire qu'elle vient «de l'école de la vie».

«Borat 2, le film d'après» de Jason Wolitzer (Amazon Prime Video)

Ah oui, le titre français complet: il s'agit de Borat 2, le film d'après: L'Incroyable subterfuge au régime américain pour mettre en lumière la nation du Kazakhstan, jadis si glorieuse. Le journaliste kazakh y est contraint par les autorités locales de regagner le territoire américain afin d'y assurer une mission visant à réconcilier Kazakhstan et États-Unis. Objectif: redorer le blason de son pays.

L'effet de surprise du premier volet étant éventé depuis bien longtemps, Sacha Baron Cohen (encore lui) s'est creusé la tête pour tenter de réinventer son personnage et l'univers qui va avec: à grands coups de postiches à la Patrick Sébastien, il infiltre l'Amérique de Trump avec un peu de mordant et beaucoup d'inconsistance.

Le flou volontaire du dispositif (quelle est la dose de fiction et d'improvisation?) a hélas des conséquences dommageables: en dénonçant le racisme, le sexisme et la bêtise des uns et des autres, Borat 2 tombe à plus d'une reprise dans ces travers. Lorsqu'il est au sommet de sa forme, Cohen est capable de se montrer à la fois pertinent et hilarant, comme le plus efficace des poils à gratter. Ce film-ci a plutôt des allures de petit coup de mou.

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