Dans la tête des flics, confrontés au drame des migrants

Actualités

Mercredi 29 juillet, alors que l'on se réveillait d'une nuit qui a vu, à Calais, plus de 2.000 migrants s'engouffrer dans le site de l'Eurotunnel à Calais pour tenter de rejoindre l'Angleterre, et la mort de l'un d'entre eux, quelques 300 kilomètres au Sud, à Paris, des dizaines de migrants étaient une nouvelle fois expulsés, dans le quartier de la Chapelle.  Comme un mauvais rituel, on a revu une scène déjà jouée des dizaines de fois dans les rues de la capitale depuis le début du printemps. Ces migrants expulsés dans le calme par des forces de l'ordre grimpent dans un bus la tête basse et un sac plastique sous le bras– souvent leurs seules affaires personnelles. À leurs côtés, des policiers observent silencieusement la scène. Souvent décriés pour leur manque d'humanité envers ces Soudanais ou Erythréens qui ont risqué leur vie pour rejoindre la France, les flics jouent le rôle du méchant.  Difficulté d'action En juin, les forces de l'ordre avaient d'ailleurs voulu montrer la difficulté de leur mission sur le terrain, face à l'afflux de demandeurs d'asile en France ces derniers mois. En réponse aux vidéos publiées en mai par l'association Calais Migrant Solidarity, où l'on voit des CRS frapper des migrants, des policiers avaient eu l'idée de diffuser leurs propres images pour montrer l'envers du décor. Dans une vidéo tournée grâce à une caméra fixée sur le casque d'un motard et ...

Lire la suite Dans la tête des flics, confrontés au drame des migrants

Articles en Relation

Le racisme étouffe l'Amérique La mort de George Floyd marquera-t-elle une rupture historique dans un pays gangrené par le racisme depuis qu'il est né? | Julien Suaudeau  Depu...

ACTUALITÉS SHOPPING IZIVA