Au SIAL, les jeunes de la "foodtech" débordent d'idées mais manquent de capitaux

Economie

Steaks végétaux, jus de baobab ou étiquette intelligente: les pionniers de la "foodtech" à la française débordent d'idées mais manquent souvent de capitaux.

Emmanuel Brehier fait toutefois partie des chanceux. Il a lancé la société "Ici et là" en 2014 avec Benoit Plisson, en sortant de l'Isara de Lyon qui forme des ingénieurs agronomes. Pour les financements, "jusqu'ici tout va bien" dit-il à l'AFP dans les allées du salon de l'agroalimentaire SIAL à Villepinte, près e Paris.

Leur idée: développer des alternatives à la viande à partir de légumineuses traditionnelles, lentilles, pois chiche, haricots.

"On a décidé de se faire connaître avant d'aller voir des financeurs", dit M. Bréhier. Lauréats d'un concours européen d'innovation alimentaire, puis du concours mondial d'innovation lancé par Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, qui leur a rapporté 110.000 euros, les "bouchers verts", le nom de leur marque, ont ensuite bénéficié d'un prêt d'honneur de 70.000 euros à taux zéro auprès d'Initiative France.

Du coup, lorsqu'ils ont frappé à la porte des banques, leurs steaks de lentilles ont été fort bien reçus et financés car déjà adoubés par le milieu. Mais pour beaucoup de jeunes pousses françaises, l'aventure s'arrête là, faute de capitaux et de capital-risqueurs dans le secteur.

Aux Etats-Unis, la foodtech (entreprises agroalimentaires développant des technologies innovantes) "lève facilement 100.000 dollars sur le marché", note Christophe Breuillet, directeur d'Accelerize, un accélérateur du pôle de compétitivité Vitagora qui cherche à faire parrainer des start-up prometteuses ou des PME confirmées par de gros groupes agroalimentaires.

Selon lui, "en France, beaucoup de très bonnes idées finissent mal, les start-up n'arrivent pas à développer leur chiffre d'affaires faute de capitaux et de ce que les Américains appellent le mindset", un état d'esprit bienveillant envers ces initiatives.


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