10 mini-séries que vous pouvez dévorer en un week-end

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Une activité qui ne requiert pas de masque. | Andrea Piacquadio via Pexels     

Ce format de plus en plus populaire ne rogne pas sur la qualité.

Les séries, c'est super, mais parfois on n'a pas envie de s'engager sur cinq saisons. Si vous voulez vous plonger dans un univers juste le temps d'un week-end, les mini-séries sont là pour vous. Le format est devenu de plus en plus populaire, nous offrant de très belles œuvres. En voici quelques-unes pour votre prochaine session de binge watching.

«Sharp Objects» (OCS)

Camille, journaliste à la dérive, doit rentrer dans sa ville natale pour enquêter sur les meurtres de deux adolescentes. Elle y retrouve une mère qu'elle avait fuie des années plus tôt (Patricia Clarkson parfaite en bourgeoise glaciale) et une petite sœur adolescente qu'elle connaît à peine, figure à la fois angélique et inquiétante.

On ne vous en dira pas plus pour préserver le mystère, car Sharp Objects est une série qui tient en haleine jusqu'à la dernière minute (une scène finale parmi les meilleures de l'histoire de la télé), sans jamais sombrer dans les travers sensationnalistes de nombreuses séries criminelles. Ajoutez à ça la réalisation virtuose de Jean-Marc Vallée, une bande-son peuplée de morceaux de Led Zeppelin, et une Amy Adams au sommet de son art dans le rôle principal et vous obtenez une série obsédante à souhait.

«When They See Us» (Netflix)

When They See Us est l'histoire vraie des «Central Park Five», cinq adolescents noirs accusés à tort du viol d'une femme blanche en 1989 à Central Park. Cinq vies à jamais dévastées par un système judiciaire raciste et incompétent qui s'empresse de les condamner. Ils passeront entre six et quatorze ans en prison, avant d'être innocentés par les aveux d'un violeur en série reconnaissant être le seul auteur des faits.

En quatre épisodes, Ava DuVernay (Selma, 13th) retrace le calvaire des cinq jeunes hommes et de leurs familles, et leur impuissance face à une machine qui les écrase. Le regard de la réalisatrice est précis, nuancé et plein d'empathie, parvenant à nous faire ressentir tout le poids de l'injustice subie par ses personnages. Le casting est aussi un sans faute, avec une mention spéciale pour l'interprétation bouleversante (couronnée par un Emmy) de Jharrel Jerome, dans le rôle de Korey Wise.

«Band of Brothers» (OCS)

Ce grand classique de HBO retrace le parcours de la Easy Company, régiment de l'armée américaine, pendant la Seconde Guerre mondiale –de leur entraînement intensif aux États-Unis jusqu'à leur arrivée au nid d'aigle d'Hitler, en passant par le débarquement de Normandie, l'opération Market Garden et la découverte des camps. Produite par Steven Spielberg et Tom Hanks, Band of Brothers est sortie trois ans après leur blockbuster Il faut sauver le soldat Ryan et, comme le film, la série est une plongée haletante dans les combats du débarquement.

Mais elle montre aussi le quotidien éreintant et souvent répétitif de la compagnie alors qu'elle avance en Europe. L'âme de la série, qui menace parfois de tomber dans une vision un peu grandiloquente de la guerre, reste ces hommes ordinaires confrontés à des circonstances extraordinaires. On s'attache très vite à ce groupe de soldats incarné par un casting impressionnant –Damian Lewis et Ron Livingston dans les rôles principaux, mais aussi les jeunes Michael Fassbender, James McAvoy et Andrew Scott en début de carrière dans des petits rôles.

«Normal People» (Starzplay)

Rares sont les séries à la fois nuancées, intelligentes et irrésistiblement sexy. Normal People, adaptation du bestseller de l'autrice Sally Rooney, coche toutes ces cases. La série suit la relation de Connell et Marianne, deux jeunes Irlandais·es, au fil de leurs liaisons et de leurs séparations du lycée jusqu'à la fin de la fac.

L'alchimie entre les personnages est palpable, la réalisation de Lenny Abramson et Hettie McDonald intimiste et à fleur de peau, et les scènes de sexe parmi les plus réalistes et les moins gênantes de toute l'histoire de la télé (notamment grâce au travail de la coordinatrice d'intimité, Ita O'Brien). Quant aux acteurs principaux, Paul Mescal et Daisy Edgar-Jones, ils sont incroyables de justesse et on leur prédit une très, très grande carrière. Sans oublier la plus grande star de toute: la chaîne de Connell, tellement mémorable qu'elle a déjà eu droit à son propre compte Instagram...

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