Manuel Valls, le candidat de The Economist
Si on laisse de côté Jean-Michel Baylet, dont personne ne semble se soucier, Manuel Valls arrive bon dernier des sondages sur la primaire socialiste avec entre 3 et 5% des intentions de vote. Et la position lui va très bien: «Je suis convaincu qu’il y aura bien plus d’un million de participants si la primaire est bien organisé. Il y aura forcément des surprises. Je suis un outsider et je l'ai toujours dit», explique le député-maire d'Evry lors d'une rencontre avec la presse samedi 27 août en marge des universités d'été de La Rochelle. Placé à la fin du peloton, bien loin des deux favoris Martine Aubry et François Hollande ou de la vraie outsider Ségolène Royal, Manuel Valls peut tirer à vue, sans crainte de perdre grand chose. Il est là pour se compter et ainsi se placer en vue de 2017, quand il ne sera plus un fringant quarantenaire mais un éléphant de 55 ans. Alors qu'Hollande et Aubry déclinent les mêmes propositions depuis plusieurs mois —la seule variable semblant être le nombre de milliards de niches fiscales qui sautent—, Valls partage avec Royal et Montebourg l'obligation de proposer et d'inventer sans cesse. Le projet, déjà ringard Seul candidat aux primaires à soutenir la règle d'or de Sarkozy, il est aussi le seul à renvoyer le projet socialiste à sa ringardise: «On ne peut pas rester sur les idées des années 70 et 80. Et notre projet doit être revisité à la lumière de ce qui est en train de se ... Lire la suite
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