Le PS débat à l’économie
L’ouverture officielle de l’université d’été du PS à La Rochelle approche, et Arnaud Montebourg se fait mitrailler par les photographes et les cameramen aux côtés de son équipe, dont son directeur de campagne Thierry Mandon, un exemplaire des Echos sous le bras. Quelques minutes plus tard, au cours d’une intervention devant les militants, Martine Aubry cite avec un petit sourire un éditorial du Financial Times critiquant la «règle d’or» à la française.
Qu’on se le dise, en guise de devoirs de vacances, les socialistes ont potassé la presse économique, dominée par les inquiétudes sur la dette —la perte possible du «triple A» français–, la croissance zéro et le chômage —au plus haut depuis janvier 2000. A cette époque, Martine Aubry était ministre du Travail et François Hollande premier secrétaire du PS. Des plénières peu combatives Justement, les deux favoris, à l’heure actuelle, de la primaire, intervenaient vendredi après-midi et samedi matin sur des thèmes complémentaires lors de tables rondes en plénière: la crise européenne de la dette pour Aubry, la nouvelle croissance pour Hollande. L’occasion, alors que les petites phrases animaient La Rochelle, d’un débat économique à distance (présente au début de la plénière de son adversaire, Aubry s’est absentée au bout de quelques minutes pour aller rencontrer les jeunes socialistes) et feutré. La faute, notamment, au schéma choisi pour ces plénières. Sur ... Lire la suite