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Les « pays non démocratiques ne peuvent pas avoir leur place dans l’Union européenne »

Politique

Alors qu’Angela Merkel et Emmanuel Macron se rencontrent mardi 10 octobre, l’Allemand Manfred Weber, vice-président de la CSU et président du groupe PPE (Parti populaire européen) revient dans une tribune au « Monde » sur les propositions françaises. 

Tribune. Adieu l’Europe des technocrates, vive l’Union européenne des peuples ! Le discours prononcé le 26 septembre par le président Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Europe met l’accent au bon endroit dans le débat actuel. Il met fin au silence de son prédécesseur et donne une impulsion grâce à un vibrant plaidoyer, dont le contenu mérite néanmoins d’être étudié attentivement. Les propositions d’Emmanuel Macron ne vont pas toutes dans le bon sens, mais il a raison d’appeler chacun à se lancer avec courage dans une discussion constructive, plutôt que de critiquer Bruxelles à tort et à travers.

L’Europe est un sujet cher au cœur de la droite et du centre droit européens. Nous savons que les Etats ne peuvent être forts que si l’Europe est forte. La raison d’être de la coopération européenne aujourd’hui, c’est l’affirmation de nos pays respectifs et de notre continent. C’est à ce défi que le Parti populaire européen entend donner une réponse ambitieuse et réaliste. Il faut une Europe forte, mais pas un super-Etat. Notre objectif, ce sont des Etats-nations forts dans une Union améliorée. Une Europe protectrice des individus comme des identités, et créatrice de richesse. 

Il faut arrêter avec cette fausse idée que les « bons Européens » veulent toujours plus d’Europe, partout, tout le temps. C’est un mensonge et c’est parce que nous aimons l’Europe que nous souhaitons ouvrir un vrai débat sur les responsabilités qui doivent lui incomber et celles qui doivent revenir aux Etats. A terme, un pacte de subsidiarité pourrait venir clarifier les compétences respectives. Cela signifie aussi que l’Union européenne doit pouvoir exécuter elle-même les tâches dont elle est responsable.

Un véritable scandale démocratique

Même si la coopération entre la France et l’Allemagne est très importante, elle ne fait pas tout. Le vrai cœur de l’Europe, ce n’est pas à Paris ou à Berlin qu’il bat, mais bien au Parlement européen. En ce sens,...


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