Les moqueries contre Unai Emery, symptôme de la médiocrité du football français

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Unai Emery, désormais coach à Arsenal, le 5 mai à Londres (Grande-Bretagne) lors d'un match de Ligue 1 contre Brighton. | Glyn Kirk / AFP 

Quand les médias se moquent de l'accent de l'ancien entraîneur du PSG, ils relaient une idéologie raciste qui ne dit pas son nom.

Quelques jours avant de disputer sa quatrième finale d'Europa League (trois avec Séville, avec Arsenal cette fois-ci), l'entraîneur espagnol Unai Emery, passé par le Paris Saint-Germain entre 2016 et 2018, s'est confié au quotidien El Mundo et en a profité pour partager une observation qui a fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux et les plateaux spécialisés: «Quand je suis arrivé à Paris, j'ai essayé de parler français. Et la réponse, sarcastique, était que je ne le parlais pas bien. À Londres, j'utilise un anglais très basique et tout le monde me sourit et me remercie d'avoir essayé.»

Une déclaration qui détonne dans le monde ultra-policé de la communication des acteurs du football où chaque mot est soigneusement pesé. Si Emery a ressenti le besoin d'exprimer cette vérité, c'est qu'il pense qu'il est nécessaire que nous, Français, l'entendions et y pensions. Faisons, donc.

Pêché originel

Le 4 juillet 2016, jour de la présentation officielle d'Unai Emery comme nouvel entraîneur du PSG, le club francilien commet une première maladresse: le tacticien basque est présenté en même temps que le joueur français Hatem Ben Arfa. Le joueur sort d'une très bonne saison avec l'OGC Nice et l'on croit pour une énième fois que l'attaquant a enfin lancé sa carrière à déjà 29 ans. L'attraction du jour, c'est lui. La séquence qui en restera sera sa réponse lapidaire et par l'affirmative à la question de savoir si le PSG pourra l'aider à devenir un des meilleurs joueurs du monde. Ironie de l'histoire, Ben Arfa ne disputera ensuite quasiment aucun match à Paris et partira discrètement à Rennes deux ans plus tard.

Dès son premier jour à Paris Unai Emery devient un personnage secondaire. L'homme a beau arriver avec trois Ligue Europa remportées à la suite avec le FC Séville (un record), les commentaires hexagonaux préfèrent s'interroger sur la valeur véritable de la «petite coupe d'Europe» par rapport à celle de la Ligue des Champions, objectif principal du PSG. Pour rappel, cette «petite» coupe qu'Emery a remporté trois fois, aucun club français ne l'a jamais soulevée.

Dans les médias généralistes, les moqueries arrivent vite: son usage approximatif du français devient le centre de toutes les attentions humoristiques. Quotidien, le talk de Yann Barthès, va s'amuser à ajouter de faux sous-titres aux propos d'Emery, en remplaçant par exemple «but» par «bite»....

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