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Le Liban suspendu à la décision de Hariri, de retour au pays - Le Point

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Le Premier ministre libanais Saad Hariri, rentré à Beyrouth près de trois semaines après sa démission choc, doit s'expliquer mercredi sur sa décision annoncée de Ryad et répondre aux interrogations suscitées par son séjour énigmatique en Arabie saoudite.

Le visage tantôt grave, tantôt souriant, M. Hariri est apparu mercredi matin aux côtés du président Michel Aoun et du chef du Parlement Nabih Berri sur une tribune au coeur de la capitale libanaise pour assister à la parade militaire de la fête de l'Indépendance, 74 ans après la fin du mandat français au Liban.

Sa démission annoncée le 4 novembre depuis Ryad a provoqué une déferlante de spéculations et des interrogations encore sans réponse.

Et c'est la France qui a pris l'initiative dans cette affaire aux allures rocambolesques lorsque le président Emmanuel Macron a invité M. Hariri, alors encore à Ryad, à venir à Paris avec sa famille pour une visite. Des analystes n'ont pas hésité à parler d'"exfiltration".

Le président libanais Michel Aoun est allé jusqu'à accuser Ryad de retenir M. Hariri en "otage", ce que l'intéressé et Ryad ont ensuite démenti

M. Hariri avait déclaré qu'il allait clarifier sa position une fois de retour au pays mais il s'est pour le moment contenté de lancer un "merci" à l'adresse des Libanais à son arrivée mardi soir. En annonçant sa démission, il avait dit craindre pour sa vie.

Son parti, le Courant du Futur, a appelé ses partisans à un rassemblement devant la maison de M. Hariri dans le centre-ville à 13H00 locales (11H00 GMT).

'L'heure de vérité'

La démission a été rapidement interprétée comme un nouveau bras de fer entre les parrains régionaux des deux camps rivaux au Liban: l'Arabie saoudite sunnite, qui soutient M. Hariri, et l'Iran chiite, qui appuie le Hezbollah.

Elle a également donné lieu à d'intenses consultations diplomatiques, impliquant notamment la France qui souhaite s'ériger en puissance médiatrice sur plusieurs dossiers brûlants de la région.

M. Aoun a refusé jusqu'à présent d'accepter la démission de M. Hariri, la tradition voulant que celle-ci soit remise par écrit et sur le sol libanais. La démission d'un Premier ministre à partir d'un sol étranger est sans précédent dans l'histoire du Liban.


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