L'aéroport de Lyon-Saint Exupéry s'offre Stanley, un robot voiturier

High Tech

La start-up française Stanley Robotics vient de mettre en service Stanley, son robot voiturier, à l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry. Son terrain de jeu est le parking où il déplace et range les véhicules à la manière des briques dans le jeu Tetris.

Tous les voyageurs se rendant à l'aéroport en voiture ont la même hantise : rater leur avion. Mais à cette angoisse vient s'en ajouter une autre : trouver une place de parking, si possible à la bonne taille du véhicule. À l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry, on a trouvé la solution. Il s'agit de faire appel à Stanley, un robot voiturier fabriqué par la start-up française Stanley Robotics. Stanley fait son office dans le parking longue durée P5+ où une douzaine de boxes attendent les voyageurs et leurs voitures ayant effectué la réservation en ligne. Sur place, ils garent leurs véhicules dans un des boxes, récupèrent leurs affaires, verrouillent les portes non sans avoir tiré le frein à main au préalable. Ensuite, c'est à l'un des quatre robots voituriers d'intervenir.

 
© Aéroport de Lyon-Saint Exupéry / Stanley Robotics.
 
Extérieurement, Stanley ressemble à un gros transpalette venant se positionner sous le véhicule pour le soulever et le déplacer. Pour manœuvrer, il utilise ses roues directrices tournant sur elles-mêmes à 360°. Stanley peut ainsi déplacer des véhicules ne dépassant pas les 2,6 t — par exemple, de la Smart à l'Audi Q7, un bon gros SUV. Sont exclus également les véhicules breaks avec une attache-remorque, les pick-up, les SUV avec coffre de toit, les voitures avec porte-vélos, de sport avec un châssis bas et les véhicules dont les jantes sont supérieures à 21 pouces.
StaNley-robot-Lyon_3-2019-WEB.jpg© Stanley Robotics.
 
Bardé de capteurs tels que le Lidar (télédétection laser) et d'un GPS, Stanley modélise son environnement afin d'évoluer en toute sécurité et sans que le parking ne soit truffé de capteurs au sol. Les voitures sont garées sur quatre files — à terme, ce sont dix files qui sont prévues. Toutes les voitures sont serrées les unes contre les autres, offrant un gain de place supplémentaire de l'ordre de 50 %. Cerise sur le gâteau, c'en est terminé des coups de portières et autres pare-chocs éraflés.

L'agencement des véhicules tient compte des dates de retour préalablement renseignées par les voyageurs. Stanley est connecté au système d'information des vols de l'aéroport. Aussi, dès qu'un avion atterrit, une alerte est envoyée au robot voiturier qui peut ainsi prendre les dispositions nécessaires pour que l'automobile soit prête à repartir depuis son box de départ.
 
StaNley-robot-Lyon_2-2019-WEB.jpg© Stanley Robotics.
 

Actuellement, les quatre robots voituriers Stanley gèrent jusqu'à 500 places, mais la start-up compte bien atteindre le cap des 2 000 places d'ici la fin de l'année, l'objectif final étant fixé à 6 000 emplacements. Quant au prix, on ne le connaît pas. On sait juste que le service est un peu plus cher. À titre de comparaison, le service à l'essai à Roissy coûtait entre 5 et 10 €.

Pour Stanley Robotics, il s'agit du premier contrat à long terme signé avec un aéroport (concessionnaire Vinci Airports) et qui, s'il s'avère concluant, devrait en amener d'autres (Vinci Airports gère quarante-cinq aéroports dans une douzaine de pays). On se souvient qu'en avril 2017, Stanley faisait ses premiers tours de roues à Roissy CDG au parking du terminal 2E/2F pour une période d'essai de six mois. On ne sait pas ce qu'ADP a prévu par la suite. Un autre essai s'est également tenu à l'aéroport de Düsseldorf (Allemagne), tandis que Londres-Gatwick est dans l'attente d'un test.


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