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« Insoutenables inégalités » : un plaidoyer pour un monde plus juste et plus durable

Economie

Alors que la France s’est dotée d’un ministère de la transition écologique et solidaire – son titulaire, Nicolas Hulot, mettant ainsi en avant le lien consubstantiel qui unit à ses yeux protection de l’environnement et justice sociale –, consacrer un essai aux « insoutenables inégalités » peut sembler labourer un terrain déjà défriché. Il n’en est rien. Lucas Chancel, chercheur en sciences sociales, codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales de l’Ecole d’économie de Paris, chercheur senior à l’Institut du développement durable et des relations internationales et enseignant à Sciences Po, déploie, dans cet ouvrage, une réflexion dialectique sur l’articulation complexe, conflictuelle, mais potentiellement féconde, de la sphère environnementale et de la sphère socio-économique. Surtout, loin de s’arrêter au postulat qu’un monde plus équitable est aussi plus durable – et réciproquement –, il ouvre quelques pistes vers un futur plus désirable et plus vivable, parce que réconciliant cette double exigence.

« Les inégalités environnementales et économiques entretiennent en réalité une relation qui s’apparente à un cercle vicieux », écrit d’emblée l’auteur. Cela, dans les pays du Nord comme ceux du Sud. A des degrés relatifs, riches et pauvres n’y ont pas le même accès aux ressources naturelles, eau, alimentation ou énergie utilisée pour se nourrir, se chauffer, se loger, se déplacer, se soigner ou s’équiper en biens de toutes sortes. Exprimée, dans une simplification propre à frapper les esprits, en kilowattheures (kWh) d’énergie consommée, la ségrégation est flagrante. Un Français faisant partie des 10 % de citoyens les plus modestes a besoin de 70 kWh par jour, moitié moins que la moyenne nationale et 3,6 fois moins que les 10 % les plus fortunés – mais 25 fois plus que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ! Un Indien à très faible revenu se contente, lui, de 4 kWh – à peine plus qu’un chasseur-cueilleur –, quand ses compatriotes...


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