«Black Mirror» saison 5 veut nous faire la morale, merci mais non

Actualités

Dans le troisième épisode, Miley Cyrus incarne une chanteuse pop sirupeuse inspirée de sa propre carrière. | Capture d'écran via YouTube

Trop prévisible, trop moralisatrice, cette nouvelle saison de la série Netflix est un échec cuisant.

Tout le monde a droit à une seconde chance. Depuis une quatrième saison plutôt décevante sortie en 2017, la série britannique Black Mirror a perdu de sa superbe. Mais il fallait laisser à ses créateurs le droit et le temps de corriger le tir, de reprendre cette direction dystopique, fataliste et audacieuse qui en avait fait, depuis ses débuts en 2011, une valeur sûre.

Alors certes, entre-temps, il y a eu l'épisode, ou plutôt le film «Bandersnatch». Un long format hors-série diffusé sur Netflix qui permettait au spectateur de choisir la direction de l'histoire en cliquant sur des possibilités de scénarios, à la manière d'un livre dont vous êtes le héros. Cela faisait quelque temps que l'idée devait être mise à l'écran.

Malheureusement, la force du concept n'a pas su compenser la faiblesse de l'histoire elle-même. «Bandersnatch» n'était pas un raté, mais le tir n'était pas encore tout à fait corrigé. Alors, disons que la cinquième saison, diffusée depuis le 5 juin sur Netflix, faisait office de troisième chance.

La belle époque est révolue

Cette fois-ci, les créateurs de Black Mirror ont choisi d'effectuer une forme de retour aux sources en proposant seulement trois épisodes, comme dans la première saison, où chacun durait trois quarts d'heure. Ici, ils font en moyenne une heure et sept minutes et on se demande bien pourquoi un tel épanchement, tant les histoires sont faibles. Sa troisième chance, Black Mirror n'a pas su la saisir. Du tout.

Tout d'abord, remettons certaines choses au clair. La série, qui a connu le succès par sa capacité à anticiper les effets néfastes et les dérives des technologies, de la vie connectée, n'est pas réellement ce que l'on croit. Elle n'a pas pour but de nous faire réfléchir à nos usages des réseaux sociaux, elle n'est pas un miroir de nos consommations ni des défaillances de notre société. On ne s'identifie presque jamais directement aux personnages. C'est bien plus subtil. La série imagine, se projette parfois des siècles dans l'avenir, élabore des suppositions et des scénarios proches de la science-fiction.

Certes, on peut y trouver une ressemblance criante avec notre monde, surtout lorsque certains épisodes prétendent se dérouler à notre époque ou dans un futur très proche. C'est le cas du premier volet de la première saison, «L'Hymne national», où le Premier ministre britannique, victime d'un chantage, devait sodomiser un porc en direct à la télévision sous peine de voir l'héritière de la couronne assassinée. C'était aussi le cas de «Tais-toi et danse», dans la troisième saison, dans lequel une histoire de chantage voyait deux individus menés à la baguette par des hackers. Mais pour la majorité des épisodes, il s'agissait de bien autre chose....

Lire la suite sur Slate.fr - «Black Mirror» saison 5 veut nous faire la morale, merci mais non

Articles en Relation

«Game of Thrones», la série qui déconstruit l'héroïsme La saga montre les limites d'un code de l'honneur manichéen face à une réalité complexe et explore les défaillances de l'héroïsme traditionnel. En 20...
Voici la première image d’un trou noir supermassif ! On l'attendait depuis un moment et cet évènement fera date dans l'histoire de l'exploration du Cosmos par l'Humanité. La première image d'un trou no...

ACTUALITÉS SHOPPING IZIVA