À Paris, deux tables, deux budgets

Vie Pratique

Bouillon Chartier Montparnasse | Maxime Ledieu 

Le groupe Joulie (brasseries le Congrès Maillot, le Wepler, Chartier Grands Boulevards) a transformé l'enseigne Montparnasse 1900 en un second Bouillon Chartier logé dans un admirable décor Art Nouveau: murs en céramique de Louis Trézel, miroirs de boiseries chantournées. Le site classé vaut à lui seul le voyage: en face de la tour Montparnasse, le contraste architectural est saisissant.

Salle du restaurant Bouillon Chartier Montparnasse

Salle du restaurant Bouillon Chartier Montparnasse | Maxime Ledieu

Les frères Chartier, créateurs du concept «bouillon» vers 1860 –on ne servait que des bouillons de saison– ont lancé l'établissement montparno en 1903 devenu Bistrot de la Gare et le second Chartier aujourd'hui où l'on perpétue la tradition d'un vrai repas simple et généreux à petit prix.

Sur la carte d'une quarantaine de plats, on trouve l'essentiel de la cuisine française de tradition: l'œuf dur mayonnaise (2 euros), la terrine de campagne (3,50 euros), les poireaux vinaigrette (3 euros) en passant par les douze escargots sans origine (14,80 euros), le hareng pommes à l'huile (3,80 euros), le bloc de foie gras de canard frais (7,50 euros) et la quenelle de brochet au coulis de crustacés (8,50 euros), heureuse surprise.

Ce jour-là un seul poisson, la daurade royale au four sauce vierge (13 euros, bon prix).

C'est dans le cortège de préparations classiques un brin canailles que l'on découvre les plats les plus goûteux: le sauté de veau Marengo, très demandé (11,20 euros), le plantureuse choucroute alsacienne (10,80 euros), le petit salé aux lentilles (8,80 euros), la tête de veau sauce gribiche (11,80 euros), le poulet fermier rôti frites fraîches (9 euros), l'andouillette grillée sauce moutarde (11,70 euros), le confit de canard pommes grenailles (10,60 euros) et le pavé de rumsteck sauce poivre, frites (11,60 euros).

Cet ensemble alléchant est bien préparé, sans génie, mais l'appétit est comblé par les garnitures attendues: les frites abondantes, les sauces bienvenues, peut-être un peu chiches. Les portions pourraient être plus abondantes: le poireau est coupé en deux mais cinq pommes à l'anglaise escortent le veau Marengo.

Il manque le souci du détail, la finition des plats (poivre) et des assaisonnements plus nets. Ah les goûts!...

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